On ne prend pas les mouches avec du Vinaigre, proverbe: Comédie par Comtesse de Ségur

On ne prend pas les mouches avec du Vinaigre, proverbe: Comédie par Comtesse de Ségur

Titre de livre: On ne prend pas les mouches avec du Vinaigre, proverbe: Comédie

Auteur: Comtesse de Ségur

Broché: 67 pages

Date de sortie: November 2, 2016

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Comtesse de Ségur avec On ne prend pas les mouches avec du Vinaigre, proverbe: Comédie

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En voici un extrait :

La scène se passe dans le château de Mme d’Ulsac.
ACTE premier

Scène I
Mlle Octavie, Mathilde et Clémence.



Mademoiselle Octavie.

Voyons votre dictée, Mathilde. (Mathilde lui présente son cahier.) Très bien, mon enfant ; bien écrit, deux fautes seulement dans toute une page…

Mathilde.

Comment, deux fautes ? Je croyais ne pas en avoir du tout.

Mademoiselle Octavie.

Il y en a bien deux. Voyez vous-même : Rinocéros au lieu de Rhinocéros ; et Hipopotame au lieu de Hippopotame.

Mathilde.

Oh ! mademoiselle ; ce ne sont pas des fautes, cela ! des noms d’histoire naturelle !

Mademoiselle Octavie.

Et pourtant il a fallu corriger ; donc ce sont des fautes.

Mathilde.

Que c’est ennuyeux ! J’espérais tant gagner ma pièce de cinquante centimes ?

Mademoiselle Octavie.

Ce sera peut-être pour demain ; mais pourquoi tenez-vous tant à gagner ces cinquante centimes ?

Mathilde.

Ah ! il m’en faut bien d’autres.

Clémence.

Et à moi aussi ! Il m’en faut beaucoup.

Mademoiselle Octavie, souriant.

Vous allez donc acheter des choses superbes !

Mathilde.

Superbes non, malheureusement ; mais très utiles ; une layette pour le pauvre petit enfant de la femme Léger.

Mademoiselle Octavie, avec gaieté.

Alors continuez vos leçons, si vous voulez avoir assez d’argent pour vos emplettes. (Mathilde et Clémence se mettent au travail avec ardeur : la porte s’ouvre, Berthe passe la tête et entre précipitamment.)

Scène II
Les précédentes, Berthe.



Berthe.

Mademoiselle, me permettez-vous de me cacher chez vous ? ma cousine d’Embrun me cherche partout.

Mademoiselle Octavie.

Mais, ma pauvre enfant, vous avez tort de vous cacher si Mme d’Embrun vous cherche. Il faut au contraire aller au-devant d’elle.

Berthe.

Oh ! non, mademoiselle ; elle me cherche pour m’enfermer dans un cabinet noir. Alice y est déjà ; elle s’est laissé prendre, et moi je me suis sauvée.

Mathilde.

Pourquoi Mme d’Embrun veut-elle t’enfermer avec Alice ?

Berthe.

Parce qu’elle est méchante, comme toujours. Elle prétend que nous nous tenons mal et elle veut nous faire travailler avec une ceinture de fer et des plaques dans le dos, qui font un mal affreux et qui nous empêchent de remuer les bras et la tête. Elle appelle cela la ceinture de bonne tenue. C’est méchant à elle et je n’en veux pas.

Clémence.

Et la pauvre Alice est enfermée ?

Berthe.

Oui ; Mme d’Embrun est parvenue à la prendre, lui a mis le collier et les plaques et elle l’a enfermée dans le cabinet noir pour la punir d’avoir résisté ; pendant qu’on l’enfermait et qu’elle criait, je me suis sauvée. Je vous en prie, mes bonnes cousines et ma bonne demoiselle, cachez-moi.

Mademoiselle Octavie.

Ma pauvre petite, je ne peux pas vous aider à désobéir à Mme d’Embrun, à laquelle votre maman vous a confiée pendant son voyage aux eaux.

Berthe.

Oh ! mademoiselle, je vous en prie. Elle va venir, bien sûr, et je serai perdue.

Mademoiselle Octavie.

Écoutez, mon enfant, tout ce que je puis faire c’est de m’en aller dans ma chambre et vous laisser avec vos cousines, qui feront comme elles l’aimeront mieux. (Mlle Octavie sort.)

Scène III
Mathilde, Clémence, Berthe.


(Mathilde et Clémence courent à Berthe et cherchent une bonne cachette. Pendant qu’elles vont d’un endroit à l’autre, on entend la voix de Mme d’Embrun.)

Berthe, pleurant.

Mon Dieu, mon Dieu, sauvez-moi ! Que vais-je devenir ? (Mathilde et Clémence la poussent sous la table recouverte d’un tapis tombant à terre : elles se remettent précipitamment au travail. Mathilde saisit un livre, qu’elle tient le haut en bas ; Clémence attrape un crayon au lieu d’une plume. À peine sont-elles installées que Mme d’Embrun entre.)

Scène IV
Les précédentes, Mme d’Embrun.



Madame d’Embrun, regardant de tou